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 14 juin 1994 Mouloudji

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Maryse
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Votre région actuelle : St Gilles les Bains - La Réunion -
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MessageSujet: 14 juin 1994 Mouloudji   Jeu 14 Juin - 6:55

Marcel André Mouloudji, né le 16 septembre 1922 à Paris et mort le 14 juin 1994 (à 71 ans) à Neuilly-sur-Seine, est un chanteurauteur-compositeur-interprète, peintre et acteur français.
Marcel Mouloudji naît en 1922 à Paris, d'un père maçon et d'une mère aide-ménagère. Son père, Saïd Mouloudji est né en 1896 en Algérie française dans le village kabyle de Leflaye (tribu d'At Waghlisdaïra de Sidi-Aïch), et sa mère, Eugénie Roux est une Bretonne née à Paris en 1901. La famille connaît de graves problèmes : alors que Marcel n'a que dix ans, sa mère est internée pour désordre mental et son père, analphabète, logé dans une chambre de bonne, a du mal à élever ses deux fils dont l'aîné, André, est gravement malade et le second, un doux rêveur qui trouve à se loger au hasard des rencontres.
Durant son adolescence, Marcel s'inscrit avec son frère dans un mouvement de jeunesse de gauche, les Faucons rouges, proche de la SFIO, animé par des éducateurs issus de différents courants du monde ouvrier.
En 1935, il fait la connaissance de Sylvain Itkinemetteur en scène membre du Groupe Octobre, organisation affiliée à la Fédération des théâtres ouvriers de France. Marcel Maillot, directeur d'une colonie de vacances du Syndicat du livre, le pousse à chanter avec son frère. Il est bientôt remarqué par Jean-Louis Barrault, qui cherche un enfant pour un spectacle. Durant cette période, Marcel est ainsi hébergé par Jean-Louis Barrault, qui l'introduit dans le milieu artistique de Paris. Il y participe à la vie artistique associée au Front populaire en 1936.
En 1936, il figure dans le film La Guerre des gosses de Jacques Daroy.
En 1937, pour son film Claudine à l'école, Serge de Poligny voulait, autour de Blanchette Brunoy, gommer le côté scandaleux et cependant ne pas dénaturer le thème. Jacques Constant, pour rétablir lʼéquilibre ajouta un personnage, le petit Moulou, le futur Mouloudji. Cʼest lui, en compagnie de Claudine, qui fera découvrir le vert un peu trop vert de ces amours enfantines.
En 1938, Marcel interprète l'un des trois jeunes héros des Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque. En 1942, il interprète le rôle d'Ephraïm Luska dans le film d'Henri Decoin, Les inconnus dans la maison, d'après Simenon. Pendant la guerre, il vit dans une semi-clandestinité, il racontera son expérience en 1945 dans son livre Enrico qui recevra le prix de la Pléiade.
Il fréquente Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir qui évoque fréquemment Mouloudji dans La Force de l'âgeet dans La Force des choses I.
Après la guerre, il est une figure de la vie artistique de Saint-Germain-des-Prés. "C'est un de ces garçons qu'on regrette de ne pas voir plus souvent ; mais il fait tout ce qu'il fait avec un talent indiscutable et c'est pourquoi on hésite à le déranger: il travaille pour nous" écrit de lui Boris Vian dans le Manuel de St-Germain-des-Prés(1950). Il participe au film Boule de Suif de Christian-Jaque en 1945 et tient le rôle d'un demi-fou dans le film Les Eaux troubles de Henri Calef en 1949.
Il obtient son premier grand succès dans la chanson grâce à son interprétation de La Complainte des infidèles, extraite du film La Maison Bonnadieu de Carlo Rim(1951). La même année, au cabaret La Fontaine des Quatre-Saisons, il croise, sans le savoir, Barbara qui au terme de son audition ne reçoit qu'une place de plongeuse, la programmation de l'année étant déjà bouclée. Jacques Prevert indique : « Quand j’ai rencontré Mouloudji, c’était un enfant, un petit garçon. Il n’avait pas ce qu’il est convenu d’appeler une jolie voix, mais une voix vraie, vivante, troublante, drôle et parfois déchirante, c’était la sienne, la voix des rues, la voix du cœur, il a grandi mais il chante pareil. De là son charme »
En 1952, il tient un premier rôle, celui d'un jeune délinquant embrigadé dans la Résistance, dans le film d'André CayatteNous sommes tous des assassins, un plaidoyer contre la peine de mort.
Jacques Canetti, agent artistique et patron du cabaret Les Trois Baudets, mène Mouloudji au succès dans la chanson. Il lui fait enregistrer Comme un p'tit coquelicotqui obtient le Grand Prix du disque 1953 et le prix Charles-Cros en 1952 et 1953. Même succès, en 1954, avec Un jour tu verras, chanson extraite du film à sketches Secrets d’alcôve (sketch Riviera express de Ralph Habib).




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